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Horseballogie

Commentaires et analyse de l'actualité du horseball en France et à l'étranger

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12 mar.

Choisir un cheval de horseball en 5 étapes!

Si tu as un peu suivi les aventures du VI Toulousain cette saison, tu auras constaté qu'on a fait quelques ajustements de cavalerie. Comme on aime partager, on va te faire profiter de notre petite expérience sur le sujet afin que toi aussi tu puisses trouver le compagnon de jeu qui te convient! Tu vas voir, c'est assez simple et ça tient en 5 étapes :

Cheval de horseball à vendre

  1. Définir les critères de sélection : Tu joues en senior depuis 2 ans, le cheval de club que tu montes jusqu'à maintenant ne te permet pas d'exprimer tout ton potentiel de jeu, tu viens de toucher ta première paye, il est temps d'investir! Alors comme tout le monde, tu veux un cheval pas trop grand mais pas trop petit, du sang mais calme, guerrier mais placide, puissant mais facile à monter, en pleine possession de ses moyens physiques mais réformé des courses (pour faire comme les copains), expérimenté mais pas plus de 5 ans (histoire de faire une longue carrière avec lui...) et bien évidemment aillant le potentiel de jouer en Pro Elite! J'oubliais : le tout pour un budget maximum de 1000€ parce que tu viens de te rendre compte qu'il va aussi falloir payer la pension.
  2. Se faire son cheval : Comme tu ne trouves aucun cheval de horseball répondant à ton cahier des charges, tu te lances à la recherche de la perle rare que tu vas dresser toi-même. Très patient, tu prends à l'essai le premier PS qu'on te propose : 4 ans, 165cm, bai, suspenseur postérieur droit flambé et sur-os au boulet de l'antérieur gauche, il a même des traces de feux sur tous les membres... le tout pour 1500€. Premier entraînement, c'est super, il va vite, il n'a presque pas peur du ballon et tu es confiant parce qu'il n'y aura qu'à trouver la direction et le frein pour être au top. Deuxième entraînement, il a digéré le premier et maintenant il a peur du ballon et il est planté... Ca va te prendre la saison avant qu'il soit bien, si tant est que tu y arrives, alors tu le rends.
  3. Faire fonctionner ses contacts horseballistiques : Tu commences à te dire qu'il va falloir faire quelques compromis sur tes critères de choix. Tu en parles donc à tes amis horseballers pour savoir si il n'y aurait pas une bonne affaire dans ton entourage. Ca tombe bien, le pote de l'ancien coéquipier de ton coach qui joue en Pro vend son cheval 2000€, une affaire! Tu vas le voir : le cheval est bien dressé, prêt à jouer... mais il a 17 ans, une hanche coulée et il lui faut des fers orthopédiques à 210€ la ferrure. Visiblement, on t'avait pris pour une maison de retraite pour cheval en fin de carrière...
  4. Choisir un cheval qui a du métier : Tu tombes sur une annonce pour un cheval de CCE amateur à 3000€, 9 ans, magnifique, vendu pour cause de manque de temps pour s'en occuper "convenablement". Il a juste le horseball à apprendre, mais comme il est mis sur le plat, ce sera facile. Tu contactes la propriétaire (80% de filles font de l'équitation, je rappelle) qui t'explique qu'elle l'a acheté à 5 ans après les classiques, qu'elle est sorti avec en amateur élite (tu cherches sur FFE Compet, mais tu ne la trouves jamais classée et souvent NP) mais qu'elle n'a plus le temps de le monter avec son nouveau travail. Tu pars donc confiant essayer le cheval... mais en fait, il est complètement rétif. Alors oui, il a peut-être été dressé... mais non, il ne veut plus rien faire. Et en plus, il est irrespectueux et presque méchant en main. Tu passes ton tour encore une fois...
  5. Faire confiance à ceux qui savent : Tes critères ont beaucoup évolué depuis le début de ta recherche... tu es prêt à investir un peu plus en fait! Du coup, tu contactes un des rares horseballers qui mettent au ballon et vendent des chevaux de horseball. Il te propose une monture à 5000€ répondant à la plupart de tes critères, et t'explique gentiment que tu n'as pas besoin d'un cheval comme Alpidivo pour jouer en club élite ou en poule de brassage amateur. Tu pourras toujours trouver un nouveau cheval le moment venu. Comme tu as l'air sérieux, il accepte de te laisser le cheval en location/vente pour la fin de saison, histoire que tu sois sûr de bien t'entendre avec. Tu ramènes le cheval dans ton club, tes coéquipiers sont verts de jalousie et ils raclent leurs fonds de poche pour contacter eux aussi le mec qui t'as trouvé le cheval. Vous gagnez votre championnat régional cette année là, vous êtes médaille d'or au Grand Tournoi, tu achètes le cheval en fin de saison et tu intègres une équipe amateur la saison suivante ;o)

Ceux qui veulent gagner du temps (... et de l'argent, parce que payer le transport et la pension d'un cheval à l'essai, c'est pas gratuit!), vous pouvez vous rendre directement à l'étape 5. Pour les autres, faîtes vous "plaisir", vous ne serez pas les premiers à galérer pour trouver VOTRE cheval de horseball, celui qui aura pour mission de vous mener jusqu'en Pro Elite!

30 déc.

5 conseils pour créer une équipe de horseball qui envoie du bois!

On rêve tous de faire partie d'une équipe de horseball qui envoie du bois mais on n'a pas tous la chance d'être "bien né" du côté de Bordeaux Blanzac ou d'Aramon. Du coup, si tu habites à plus de 100km d'un fief historique du horseball français, tes chances de te faire recruter par une équipe de grande classe sont quasi nulles. Tu vas donc devoir te débrouiller avec les moyens du bord, mais pas d'inquiétudes, au horseball, même les pros ne sont que des amateurs. Voici tout de même 5 précieux conseils pour arriver à tes fins!

Horseball - Esprit d'équipe

  1. Soigner le recrutement : Contrairement à ce que l'on pourrait croire, au horseball, le niveau de jeu de tes coéquipiers importe peu et il est préférable de privilégier d'autres critères de sélection. Dans l'idéal, pour qu'une équipe tourne bien, il faut :
    • un maquignon pour fournir les chevaux et conduire le camion
    • un propriétaire d'écuries pour loger les chevaux sans payer la pension
    • un vétérinaire pour réparer les chevaux à moindre frais
    • un étudiant en histoire de l'art pour gratter les chevaux sur le plat pendant la semaine quand les autres travaillent
    • un fils de gros entrepreneur dans le secteur du bâtiment ou de l'automobile pour payer les maillots et les déplacements
    • une fille parce qu'on pratique un sport mixte... mais surtout pour gagner le tirage au sort de début de match et avoir des réductions à la buvette ;o)
    Qu'ils jouent bien ou pas, qu'ils soient sympas ou non importent peu, ce qui compte, c'est la survie du groupe!
  2. Définir des objectifs : Le résultat de la première étape devrait conditionner ce choix, mais la plupart des équipes de horseball préfèrent laisser ce travail à une tierce personne qu'on appelle entraîneur, ou coach pour les franglish-friendly. Personne ne sait réellement si ce rôle est déterminant pour réussir puisque certaines équipes arrivent jusqu'en Pro Elite sans en avoir un, et d'autres en ont un mais ne s'en servent jamais. D'expérience, on peut dire que si ce n'est pas mieux avec, ce n'est pas pire non plus et ça peut toujours servir de bouc émissaire.
  3. S'entraîner : C'est le point le plus sensible. En dehors du casse-tête pour trouver un créneau qui convienne à l'emploi du temps de chacun, il va falloir composer avec la flemme du maquignon et du propriétaire de l'écurie qui ont déjà monté des chevaux toute la sainte journée, l'indisponibilité du vétérinaire parti sur une urgence et celle de l'étudiant rentré chez ses parents pour les vacances, les caprices du fils à papa et les peines de coeur de la demoiselle. Une solution efficace pour essayer de passer outre cette foultitude de problèmes consiste à organiser un apéro après chaque entraînement, comme ça au moins, si vous ne vous mettez pas à cheval, vous aurez au moins travaillé la cohésion de l'équipe!
  4. Avoir des groupies : Les matchs de horseball sont éreintants, entre se lever avant l'aube, conduire des heures, s'occuper des chevaux, jouer et tenir le comptoir de la buvette. Pour palier à ce problème, tu auras donc besoin d'une armée d'âmes besogneuses pour accomplir les tâches ingrates de la journée à ta place. Ainsi tu pourras te concentrer sur ton jeu... à la buvette! A toi de trouver les mots pour les convaincre de t'aider, l'idéal étant d'avoir recruté un apollon dans ton équipe en espérant qu'il consentira à te prêter une ou deux de ses courtisanes.
  5. Être passionné : Même si tu mets tout ton coeur à suivre les conseils précédents, la saison suivante, le propriétaire d'écuries te mettra probablement à la porte, l'étudiant partira en Erasmus à Barcelone, le vétérinaire ne viendra plus s'entraîner, le fils à papa aura déménagé près de Bordeaux ou d'Aramon, la fille sera tombée enceinte et tu te retrouveras seul avec le maquignon qui te mettra la pression pour pouvoir continuer à vendre ses chevaux grâce au horseball. Tu devras alors tout recommencer, et tu t'y colleras. On appelle ça la passion... ou la folie! Tu connais Sisyphe?

Comme tu vois, le jeu n'intervient que très peu dans la vie d'une équipe de horseball. Mais rassures toi, c'est pareil ailleurs. Comme on ne sera jamais professionnels, on a tous choisi la solution la plus simple : travailler toute l'année pour payer un loyer supplémentaire à nos chevaux. Alors, compte tenu des efforts que tu consens, oublie que t'as aucune chance, arrête de singer Romain Depons et envoie du bois sur les terrains en 2012!

25 nov.

La page Facebook de l'équipe de France

A Toulouse, on est très branché nouvelles technologies et on passe pas mal de temps sur Facebook (ça, c'est peut-être valable partout ailleurs en fait!). Au détour d'une soirée de glande sur le réseau, on a trouvé un document confidentiel : la page du groupe privé de l'équipe de France de horseball. Comme on est sympa, on partage avec vous les coulisses de la dernière coupe d'Europe... et n'oubliez pas, un mur Facebook, ça se lit de bas en haut ;o)

14 nov.

Le match qui valait 1€ la minute!

Je n'aurais pas dû publier mes pronostiques sur le déroulement de cette coupe d'Europe, les coachs les ont lu et se sont arrangés pour me faire mentir : les italiens sont venus avec de jeunes joueurs, plutôt incisifs qui plus est, Thomas Dubois n'a pas sélectionné Nicolas Thiessard et Jean-Baptiste Depons contre les belges, Jean-Baptiste a donc été contraint de casser une côte espagnole catalane, les français entament la finale sur un 3-0... Bref, j'avais tout faux ! Je pense que je vais m'abstenir de jouer aux paris sportifs à l'avenir !

Je n'avais pas non plus prévu que la finale du Championnat d'Europe de Horseball dans l'Arena d'EquiSud Montpellier serait payante. Plutôt une bonne nouvelle... si ce n'est qu'il y a fort à parier que ni la FIHB, ni les organisateurs n'en ont vu la couleur. Du coup, la grande majorité des aficionados du horseball ont resquillé pour éviter de débourser les 20€ du ticket d'entrée, acte militant s'il en est qui n'aura probablement pas manqué de redorer le blason de notre discipline. Pour une fois que le horseball était logé à la même enseigne que le CSI***...

La question se pose donc : est-ce que cette finale valait ces 20€ pour 20 minutes de jeu? Essayons de faire l'addition :

  • entame de match parfaite des français avec un 3-0 en quelques minutes : 15€
  • égalisation des espagnols catalans suite à 2 P1 en moins d'une minute : 10€
  • la moustache de François Tessier façon Hulk Hogan : 1€
  • mise sous pression de l'arbitre italien qui ne sait plus trop ce qu'il fait là : -5€
  • les insultes et autres sifflets qui fusaient dans les tribunes françaises et espagnoles : -5€
  • le travers défensif de Guillem Tana Montero qui couche son cheval : -10€
  • les shoots freestyles forcés et ratés de Romain Depons et Nicolas Thiessard en fin de match : -5€

Au final, un match évalué à 1€ symbolique, vendu 19€ de trop... 19€ pour lesquels on n'a même pas pu se consoler sur le CSI*** où Pénélope Leprevost ne va pas au barrage, où Le Prestige St Lois de Hus, le cheval de Kevin Staut, ne cesse de donner des coups de cul, et où le vainqueur, Touchable, sous la selle de Claudia Gisler, est probablement le cheval le plus moche de la compétition.

En dehors de tout ça, même si j'ai assisté à un match de horseball moyen (comme souvent les finales...) géré par un arbitre dépassé (à quand des formations internationales à Jardy par exemple?) dans une tribune de hooligans (pourquoi tant de haine?), la France est encore championne d'Europe... mais jusqu'à quand? En attendant ce jour là, nos internationaux devraient chouchouter un peu plus leur public (et pas uniquement parce que les espagnols viennent saluer les tribunes!) et respecter un peu plus leurs adversaires (dans tous les sports engagés, on met autant de pions que possible plutôt que d'essayer de faire le show en fin de match), ça servira l'équipe de France quand elle ne sera plus suffisante...

03 nov.

Pourquoi nous allons être champions d'Europe!

Horseball Equipe de France Equi-Sud MontpellierLes portugais sont forfaits pour ce championnat d'Europe 2011 et concentre toute l'attention du petit monde du horseball. Conscients qu'ils ne gagneraient pas encore cette année, ils ont choisi de s'en prendre à la FIHB pour rentrer enfin dans l'histoire du horseball international en tentant de donner le coup de grâce à cette instance en fin de vie. Mais plutôt que de s'intéresser à ceux qui se débinent, essayons un peu d'imaginer comment va se dérouler le 16ème sacre européen de l'équipe de France à Equi-Sud Montpellier!

10 novembre : France vs. Italie

Thomas Dubois (ou Raphaël Soubes, je ne sais plus!) décide de laisser dans les tribunes Romain Depons et Mikel Le Gall, nos meilleurs gaziers. De toute façon, même avec les bleuets, on ne devrait pas avoir de problème pour se débarrasser de cette équipe italienne qui n'a jamais réussi à se renouveler depuis 10 ans. Après quelques minutes de chauffe, les français prennent logiquement l'ascendant sur les italiens. Mais comme c'est le début de la compétition et qu'on ne s'est pas trop mis la pression, Benoît Lévêque et François Tessier enchaîne les tirs manqués. Heureusement, les italiens sont trop vieux pour être présent au ramassage, donc Maël Goisbault récupère tous les ballons au sol et Jérôme Hadjout pallie au manque de réussite de ses coéquipiers en venant shooter sous le cerceau. En seconde mi-temps, les italiens sont rôtis et les français ont ajusté le viseur. Le match se termine sur le score sans appel de 8-1, Jean-Baptiste Depons aillant marqué contre son camp sur un moment d'inattention probablement imputable au manque d'intensité du match.

Lors de l'autre match de la journée, les espagnols catalans jouent les belges dans un match de bouchers. Les spectateurs néophytes ne comprennent rien et pensent que pour gagner, il faut foncer droit sur un défenseur en travers puisque tous les buts ont été marqués sur des P1. Les espagnols catalans sortent vainqueurs de cette rencontre, 3 chevaux boiteux  à 2. Les français, encore au complet jubilent dans les tribunes!

11 novembre : France vs. Espagne Catalogne

Gros match qui ne tient pas ses promesses. Les espagnols catalans ont seulement 5 chevaux valides et ils décident de faire l'impasse sur ce match, stratégie empruntée au XV de France contre les blacks en poule. Ils en profitent pour réconcilier avec la défense leurs chevaux traumatisés par les avions de chasse belges. Du coup, côté français, c'est horseball champagne. Romain Depons et Mikel Le Gall, frustrés de ne pas avoir joué la veille, enfile les pions comme des perles. Jérome Hadjout et Maël Goisbault se régalent en touche et prennent tous les ballons. Miquel Julia sauve l'honneur espagnol catalan avec quelques débordements aile droite et on termine sur le score de 11 à 4.

De l'autre côté, le rouleau compresseur belge écrase le club du 3ème âge italien. On crie au scandale dans les tribunes suite à cette erreur de programmation qui a obligé des vétérans à jouer contre des seniors. Les chevaux belges sortent trempés mais vainqueurs 10-0.

12 novembre : France vs. Belgique

Histoire d'éviter le match piège, Thomas Dubois axe son équipe sur le quatuor défensif Nicolas Thiessard, Jean-Baptiste Depons, Jérôme Hadjout et François Tessier. Première action, ramassage belge, 3 passes avant le milieu de terrain, Robin Cool fonce droit sur François qui lui ferme la porte à droite pour l'envoyer sur Jean-Baptiste qui l'achève d'un arrêt de buffet dont il a le secret : 1 côte cassée à 0 pour les français. On en profite pour prendre 2 buts d'avance à la mi-temps. En seconde période, les belges reviennent dans le match, et il faut tout le vice l'expérience de Nicolas pour venir à bout de leur motivation, mordant et pinçant à tout va. Jérôme et François assure le fond de jeu pour terminer ce match sur le score de 6 à 4.

L'autre match du jour n'aillant aucun intérêt, on retiendra seulement que les espagnols catalans ont bien profité de ce jour de repos et que les italiens pensent à prendre leur retraite sportive pour ne pas avoir à rejouer les belges en petite finale.

13 novembre : France vs. Espagne Catalogne

Comme prévu, les italiens ont fui dans la nuit et les belges se retrouvent à la 3ème place qu'ils affectionnent tant.

Les espagnols catalans se réjouissent d'avoir fait l'impasse contre la France, et, à l'instar du XV de France, s'apprêtent à livrer un combat sans merci aux français en finale. Grâce au repos de la veille, ils attaquent le match très fort sur un 3-0 d'entrée. Les français sont fébriles et n'arrivent pas à remettre la main sur la balle. Après un temps mort où Raphaël Soubes leur remet les idées en place, notre trident offensif, Mikel Le Gall, Romain Depons et Benoît Lévêque, se met en route et on reprend l'égalité en fin de 1ère période, 5 partout. En seconde mi-temps, les chevaux français ont du mal à trouver leur second souffle et les espagnols catalans en profitent pour conserver une longueur d'avance. Dans le money time, Nicolas Thiessard fait un clin d'oeil à l'arbitre qui accorde un P2 imaginaire au français qui reviennent à égalité. Thomas Dubois décide de mettre sur la touche tous les arlésiens pour leur éviter la trouille de perdre contre les catalans espagnols. Nicolas Thiessard fait un clin d'oeil au référé sur la touche qui signale un lancer imaginaire hors du couloir, les espagnols catalans sont furieux, l'arbitre siffle rapidement et les 3 français restant sur le terrain foncent au but pour la victoire. Buzz final et explosion de joie dans le camp français! On retiendra que ce n'est pas la meilleure équipe qui a gagné la finale, que l'arbitrage favorise toujours l'équipe locale, mais que c'est mérité au vu de l'ensemble de la compétition... Tiens, ça me rappelle vaguement quelque chose ;o)

13 oct.

Revue d'effectif!

Horseball Equipe de France JeunesAu moment où Lièvremont semble enfin avoir trouvé son équipe type, son homologue horseballistique nous annonce la liste des 8 qui devront encore une fois ramener la Coupe d'Europe, n'en déplaise à l'autre pays du horseball, la Catalogne l'Espagne! Comme d'habitude, la sélection amène son lot de critiques, alors pas de raisons que je n'apporte pas ma pierre à l'édifice.

  1. Benoit Lévêque avec Alpidivo (Arles) : On ne sait pas si il a voté pour les primaires, mais on est certain qu'il jouera à droite! En ces temps de crise, c'est important d'avoir des certitudes...
  2. François Tessier avec Prince Luigi (Bordeaux) : Depuis quand n'avait-on pas sélectionné un bordelais qui ne s'appelle pas Depons? Un demi à la buvette à celui qui me trouve la réponse!
  3. Jean-Baptiste Depons avec Silveris (Bordeaux) : Dur en défense, coffre à ballon en attaque, indispensable pour mettre un peu de poids dans cette sélection!
  4. Jérôme Hadjout avec Perfect World (Chambly) : Vous en connaissez beaucoup des joueurs de horseball qui rentrent sur le terrain avec une envie et une détermination de cadet?
  5. Maël Goisbault avec Milky Way de Brion (Nantes) : Quand tout vous réussit, vous gravissez tous les échelons du horseball français alors que vous n'aviez même pas encore le permis de conduire et vous voilà en Equipe de France senior... Respect!
  6. Mikel Le Gall avec Ascot Queen (Arles) : Parce qu'il le vaut bien!
  7. Nicolas Thiessard avec Sam Wood (Arles) : Tous les ans, le temps d'une échéance internationale, il réalise à moitié son rêve : jouer avec Blanzac!
  8. Romain Depons avec Chef de File ou Zakaya (Bordeaux) : Seul titulaire incontesté, son talon d'Achille, c'est les genoux... Mais après tout, Lièvremont avait bien sélectionné des mecs qui ne tenaient pas debout, alors pourquoi pas? Chez nous, c'est le cheval qui court!
Les oubliés :
  • Johann Pignal (Chambly) : Le rôle d'atout séduction pour adolescente en fleur sera joué cette année par François, Johann n'a pas été reconduit pour cette saison... Trop vieux déjà?
  • Florian Moschkowitz (Chambly) : Maintenant qu'on a plus rapide avec Maël, on va avoir du mal à reprendre l'ancien modèle Mos...
  • Gerald Ratel (Rouen) : Ne joue ni à Arles, ni à Chambly, ni à Bordeaux, ni à Nantes... CQFD!
  • Stéphane Gillot (Chambéry) : Il fait avec une seule main ce que les autres font avec les 2, et inversement... Rien compris au horseball ce bonhomme!
  • Marcellin Rambaud (Nantes) : Sa sélection aurait pu faire passer la moyenne d'âge de l'équipe sous la barre des 25 ans, et on sait bien que le horseball est un sport de trentenaires.
Bref, Raphaël Dubois a fait une sélection... Et je suis certains qu'ils sont même capables de gagner!
11 oct.

Quid de l'ostéopathie équine?

Horseball ostéopathieJ'ai envie de rebondir sur un des derniers articles de www.horse-ball.org qui traite d'ostéopathie. L'article est très clair et bien réalisé, mais je voulais y ajouter mon point de vue sur la question. Propriétaire de cheval depuis 7 ans, qui plus est propriétaire de cheval à dos fragile, j'ai été confronté plusieurs fois aux spécialistes de la santé equine... et les choses ne sont pas aussi simple qu'il n'y parait.

Tout d'abord, ostéopathe/éthiopathe ne sont pas vraiment des appellations contrôlées. Sous ces termes, on retrouve les vétérinaires aillant suivis des formations dans ces disciplines, des personnes n'aillant suivi que les formations spécialisées et des rebouteux n'aillant suivi aucune formation si ce n'est l'héritage d'une tradition familiale dans le meilleur des cas. De manière générale, je fais plus confiance aux premiers, et je me méfie des derniers, même si ils ont des doigts d'or. D'ailleurs, si j'avais écouté les conseils du guérisseur local, la tumeur ovarienne de ma jument non-diagnostiquée aurait probablement pris des proportions difficilement contrôlables... et pourtant, il a remis d'aplomb les 3/4 des chevaux de l'écurie!

Ensuite, il faut bien comprendre que l'ostéopathe va chercher à manipuler le cheval pour débloquer ce qui le gêne là où le vétérinaire classique va plutôt réduire la douleur afin que le cheval retravaille la zone douloureuse afin de retrouver un équilibre de lui-même. Quelle est la meilleure approche? Et bien ça dépend des cas! De ma petite expérience, les deux solutions ont été profitable. Une séance d'ostéopathie a permis de débloquer l'arrière-main de ma jument qui s'était nouée "autour" de la tumeur ovarienne. L'allopathie a permis de remettre ma jument au travail avec une seule séance d'infiltrations quelques années plus tard là où l'ostéopathie entraînaient des réactions en chaînes après chaque séance. Cette fois-là, il fallait muscler le dos pour sortir de la crise, et l'ostéopathie ne soulageait pas assez le mal pour que la jument puisse travailler correctement, donc elle ne cessait de compenser ce qui créait de nouveaux blocages.

Dans tous les cas, je crois qu'il faut bien connaître son cheval pour choisir comment le soigner, faire confiance au professionnel auquel on fait appel, suivre le traitement avec sérieux, et ne pas hésiter à passer à autre chose si on n'arrive pas à l'effet escompté. Comme on me l'a dit un jour, "pas besoin d'appeler l'ostéopathe pour un cheval qui travaille comme d'habitude". En effet, les chevaux comme leurs cavaliers ont tous des blocages plus ou moins gênant et douloureux, ils prennent l'habitude de les compenser, et le fait de les corriger peut entraîner des effets secondaires bien pires que le mal lui-même, surtout chez les chevaux qui ont quelques saisons au compteur. Quelque soit le cheval, il y aura toujours quelque chose à manipuler... et l'ostéopathe aura toujours envie de vous le remettre en place histoire de ne pas avoir fait le déplacement pour rien, surtout si ce n'est pas dans le cadre d'un suivi sur le long terme. Donc si votre cheval se porte bien, d'après moi, pas besoin d'aller chercher la petite bête ;o)

15 sept.

Arles : encore raté!

Quand j'ai appris que la dream team arlésienne avait encore une fois manqué son rendez-vous avec l'Europe, je me suis demandé si ils étaient frappés du syndrome Bolt & Rinner. Après visionnage de la vidéo du match, il apparaît qu'il n'en est rien, ils sont juste à côté de leur horseball!

On sent bien qu'ils sont agacés par l'arbitrage en début de match, mais pour des joueurs avec cette expérience, l'équipe aurait dû réussir à s'adapter. Mais au lieu de ça, pendant que Gil Carbonés Baldich crée du jeu, Mathieu Laguerre attend qu'on lui fasse une passe. Pendant que Carles Villa ne cesse de relancer le jeu, David Abecassis peine à trouver ses marques. Pendant que Maria Clavell est toujours au soutien, Christine Laguerre s'enfonce seule dans la défense. Pendant que Miquel Julia place des points de fixations, Nicolas Thiessard continue de provoquer l'arbitre en reculant sur ses défenses. Bref, alors que les catalans jouent, les arlésiens se regardent jouer. A croire qu'ils ont oublié l'essentiel : une finale, ça se gagne!

Et pourtant, ils sont techniquement meilleurs, leurs chevaux sont mieux préparés... Si j'étais coach d'Arles, je crois que je recruterais un ou deux argentins avant le début de la saison régulière pour mettre un peu de furia dans le jeu. Je l'ai déjà dit, nos joueurs de haut-niveau prennent de l'âge, les équipes pros ont besoin de sang neuf. Leurs lauriers passés ne leur permettront pas toujours de conserver leur place dans la hiérarchie horseballistique. Pendant ce temps là, en Espagne, on a rien à perdre, on joue... et on gagne de plus en plus souvent!

Pour la prochaine participation de la dream team arlésienne à la FIHB Champions League : jamais 2 sans 3 pour les défaites... ou plutôt après la 3ème place, la 2ème, ce sera logiquement le titre?

14 sept.

Jouez avec vos émotions... ou pas!

Horseball Parions ChevalAlors que l'on multiplie les rencontres supports de paris sportifs pour 2011-2012, personne ne semble dresser de bilan des étapes tests de la saison dernière. J'ai récupéré quelques infos en provenance directe de la réunion des correspondants régionaux qui s'est tenue lundi dernier à Lamotte Beuvron, alors autant les partager avec vous :

  • on parie plus sur le horseball que sur le CSO, 260 paris pour Jardy contre 50-60 paris par étape de Super 10... m'enfin, ça casse pas trois patte à un canard!
  • la FFE touche 1% des mises mais chaque week-end lui coute entre 300€ et 400€... autant dire que pour le moment, ça tourne à perte!

Pourquoi et comment les choses seraient-elles plus favorables avec 15 étapes labellisées "Parions Cheval" cette saison, soit un investissement minimum d'environ 5000€ ? On me demande de parier et de convaincre des parieurs potentiels dans mon entourage... J'ai déjà pas la fibre du jeu d'argent, alors autant dire que je ne suis probablement pas le meilleur commercial pour cette mission. Même si j'imagine bien qu'il faut amorcer la pompe, ça me semble vraiment artificiel de compter sur les acteurs eux-même, d'autant plus quand on sait qu'on engraisse plus les opérateurs de paris sportifs que notre fédération. De même, compter sur les autres cavaliers semble illusoire : vous iriez parier sur une épreuve d'endurance? Sérieusement?

D'ailleurs, en parlant des opérateurs de paris, ça ne devrait pas être leur rôle de recruter des parieurs? On leur fournit infos, vidéos en streaming et support technique... et il faudrait aussi leur trouver des clients? Je ne suis pas expert dans le domaine, mais il me semble que le deal n'est pas très équitable. Vendre du rêve en prétendant que le horseball sera la vache à lait de la FFE dans quelques années, c'est bien, mais sans communication adéquat auprès du public visé, autant dire que le rêve a peu de chance de devenir réalité... surtout si c'est la fédération  du "cheval c'est trop génial" qui s'occupe de faire passer le message!

Je ne vais pas vous servir un couplet sur toutes les raisons qui font que le horseball est et restera un sport confidentiel, mais je peux vous dire que je garderai probablement mes euros pour payer une tournée à mes coéquipiers et un sac de carottes pour nos chevaux après notre prochain match, acte militant pour la pérénité du horseball si il en est ;o)

09 sept.

Chaises musicales!

Horseball Chaises MusicalesLe passage à 10 équipes pour la division Pro Elite avait déjà supprimé la pression de la relégation aux équipes des circuits fermés, mais quand est venu s'y ajouter le forfait des équipes de Saumur, Chambéry et dernièrement Pasly, c'est la zizanie dans la répartition des équipes.

Pour compléter la Pro Elite 2012, il a donc fallu aller chercher les 3ème et 4ème de la Pro 2011. De la même façon, on a repêché les 3 premiers de l'Amateur Elite Sud 2011 et les 2 premiers de l'Amateur Elite Nord 2011 pour la Pro 2012. Et pour finir, il a fallu récupérer jusqu'au 6ème de l'Amateur 1 2011 pour boucler les poules nord et sud d'Amateur Elite 2012.

A force de gratter les fonds de tiroirs, on peut s'inquiéter d'une baisse sensible du niveau de jeu pour 2012... Difficile à savoir, mais c'est surtout symptomatique d'un manque de turnover dans les équipes de haut niveau. 3 équipes Pro sur 16 qui ne sont pas en mesure d'aligner un effectif cohérent pour la saison suivante, c'est bien la preuve qu'on manque de nouveaux joueurs Pro sur le circuit. Et je ne parle même pas des équipes qui survivent depuis quelques saisons à coup d'injection de mercenaires à chaque mercato! Si ça continue, on aura plus de relégation sportive... à moins de reculer l'âge de départ à la retraite ;o)

Avis à ceux qui ont les dents longues, dans les saisons à venir, vous pourrez peut-être passer Pro en provenance directe depuis votre podium en Club Elite à Lamotte!

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