Horseball Thomas SoubesIl y a quelques mois Raphaël Dubois obtenait de la FFE les pleins pouvoirs horseballistiques. Avec un responsable unique pour l'organisation du horseball français et pour la gestion des équipes de France, nous étions nombreux à nous inquiéter des résultats internationaux à venir. Avec 2 victoires en championnats d'Europe, le contrat est rempli pour 2010.

Je profite d'un article de l'HyppoBlogueur, pour rebondir sur le sujet du coaching des sélections nationales. En effet, la mise en parallèle des performances de nos équipes nationales de foot, d'athlétisme et de natation cet été met en valeur l'importance du management pour la performance internationale. En exagérant, on peut presque dire que les sportifs, bien préparés par leur coach habituel tout au long de l'année, doivent être amenés à se transcender par leur coach en sélection.

Le sélectionneur national doit donc être meilleur manager que technicien afin de mettre les athlètes en situation de réaliser leur meilleure performance. Il doit se reposer sur les techniciens pour permettre à ces athlètes de progresser le reste du temps. Une bonne connaissance du sport de haut niveau pour sélectionner un groupe de sportif cohérent et de l'expérience dans la gestion de groupe sont donc indispensables pour ce poste... bien plus que des compétences techniques pointues.

La centralisation du rôle de sélectionneur proposée par la FFE n'est donc pas nécessairement un handicap... dans la mesure où la personne retenue pour le poste est choisie en fonction de ces critères. C'est là que se trouve le danger : aujourd'hui, Raphaël Dubois tient sa place en s'entourant intelligemment... oui, mais demain?