Une pause dans les championnats et une petite période de vacances scolaires ont permis aux Séniors et aux Cadets du VI Toulousain de jouer des matchs amicaux à la maison. Les objectifs principaux de ces confrontations étaient de travailler les points faibles revenant régulièrement en match et de prendre un peu plus d’expérience en opposition.

Filles_Seniors_VI_TLSE__2_.jpg

                                                                                                                                     Crédit photo : Léo Gluckler

Je me suis alors demandé si nous pouvions comparer un match amical avec un officiel.

Théoriquement, la question ne se pose pas. Deux équipes, un arbitrage, un terrain, deux paniers et deux mi-temps de 10 minutes… Bref tout est pareil ! Enfin à quelques choses près… Moins d’enjeux et donc moins de pression voire de stress, moins de supporters externes au groupe par exemple… Pas grand-chose me diriez-vous. Pourtant, lorsqu’une équipe commence à sombrer dans un match, c’est souvent parce qu’elle cède sous la pression, face à une équipe adverse très opportuniste, portée par ses nombreux supporters… Souvenez-vous dans le film « Invictus » de Clint Eastwood, la force des Springboks lors de la finale de la coupe du monde vient du soutien de l’Afrique du Sud autour de son équipe nationale : « one team, one country ».

Ajoutez, à cette non pression, deux équipes qui se connaissent, comme un match entre les Séniors et les Cadets d’un même groupe, au hasard… recomposez les équipes avec d’anciens joueurs retraités ou des nouveaux fraichement arrivés, poussez le vice à changer des chevaux, les capitaines etc… et tout est réuni pour passer un bon moment entre copains et non un vrai moment de travail.  

Logiquement, on note rapidement qu'un jeu tiraillé entre le désir de faire du jeu, de mettre des buts, faire plaisir au public mais aussi au coach (ce qui n’est pas toujours très compatible) s'installe. C’est quand même plus approprié de s’entrainer pour une participation future à une Mixtape en match amical qu'en finale à Jardy !

D’un autre côté, on peut espérer de la part des joueurs un minimum d’esprit d’équipe et de compétition, un fort désir de vaincre, un coach qui sait remobiliser ses troupes, des cavaliers désireux de profiter de l’occasion pour travailler un peu… Difficile de tout avoir… mais ça aussi, ça se travaille !

Que pouvons-nous retenir de cet article ? Les matchs amicaux peuvent-ils vraiment faire travailler les défauts que l’on retrouve en match ?
Et bien je ne sais pas trop… Il est vrai qu’un match amical ne peut pas vraiment remplacer une finale de Champions League mais il doit bien y avoir des bons points à en faire. Après tout, ça reste un match… En tout cas, tout le monde en sort avec le sourire, ou du moins avec moins de frustration qu’en sortant d’un officiel, en cas de défaite.
Mais revenons à la base, si on joue au Horse Ball, c’est avant tout pour jouer, oui on parle bien de "jouer au Horse Ball", et donc de se faire plaisir; or sur ce point là, le match amical remplit parfaitement sa fonction.