Horseball image de marqueEn lisant le billet de l'hyppoblogueur au sujet de l'absence des équipementiers sportifs dans le petit monde équestre, j'ai eu l'impression qu'il avait mis des mots sur un sentiment que j'ai depuis longtemps. Pour les flemmards ceux qui n'ont pas le temps de le lire (mais je vous recommande vivement de le faire plus tard), il explique que l'équitation véhicule une imagerie de luxe, mais n'est absolument pas associée au concept de sport. Pour preuve les campagnes de pubs listées sur le blog de la Cavalière Maquée : le cavalier est soit un riche héritier avec rolex et chemise Hugo Boss ou un cowboy en Wrangler et chemise à carreau.

Pourtant, la 3ème fédération sportive de France en terme de nombre de licenciés ne peut pas être uniquement composée de nantis et d'adeptes de l'équitation américaine, si nombreux soient-ils. Pourquoi les marques de sport ne proposent-elles rien à cette masse silencieuse qui doit se contenter de petits équipementiers équestres et de quelques produits Decathlon?

Le horseball pourrait fournir une passerelle pour amener ces multinationales du loisir sportif vers les sports équestres. Elles se retrouveront facilement dans l'aspect sport collectif et de ballon, ce qui leur donnera l'occasion de se familiariser avec les valeurs du sport équestre tel qu'on le pratique dans nos clubs hippiques. Il faut donc que l'on vende nos valeurs en mettant en avant nos compagnons de jeu, dépoussiérant ainsi l'image vieillissante de l'homme de cheval dans l'imaginaire collectif.

Comme on dit : y a plus qu'à! Le horseball n'est pas le polo, on est un sport populaire, beaucoup moins élitiste, donc on n'intéressera jamais Rolex, Gucci et consor. Alors, qui a un contact chez Adidas, Nike ou un de leurs concurrents, qu'on leur explique qui nous sommes et ce que nous valons?

Crédit photo : Philippe Gay