Quand j'ai appris que la dream team arlésienne avait encore une fois manqué son rendez-vous avec l'Europe, je me suis demandé si ils étaient frappés du syndrome Bolt & Rinner. Après visionnage de la vidéo du match, il apparaît qu'il n'en est rien, ils sont juste à côté de leur horseball!

On sent bien qu'ils sont agacés par l'arbitrage en début de match, mais pour des joueurs avec cette expérience, l'équipe aurait dû réussir à s'adapter. Mais au lieu de ça, pendant que Gil Carbonés Baldich crée du jeu, Mathieu Laguerre attend qu'on lui fasse une passe. Pendant que Carles Villa ne cesse de relancer le jeu, David Abecassis peine à trouver ses marques. Pendant que Maria Clavell est toujours au soutien, Christine Laguerre s'enfonce seule dans la défense. Pendant que Miquel Julia place des points de fixations, Nicolas Thiessard continue de provoquer l'arbitre en reculant sur ses défenses. Bref, alors que les catalans jouent, les arlésiens se regardent jouer. A croire qu'ils ont oublié l'essentiel : une finale, ça se gagne!

Et pourtant, ils sont techniquement meilleurs, leurs chevaux sont mieux préparés... Si j'étais coach d'Arles, je crois que je recruterais un ou deux argentins avant le début de la saison régulière pour mettre un peu de furia dans le jeu. Je l'ai déjà dit, nos joueurs de haut-niveau prennent de l'âge, les équipes pros ont besoin de sang neuf. Leurs lauriers passés ne leur permettront pas toujours de conserver leur place dans la hiérarchie horseballistique. Pendant ce temps là, en Espagne, on a rien à perdre, on joue... et on gagne de plus en plus souvent!

Pour la prochaine participation de la dream team arlésienne à la FIHB Champions League : jamais 2 sans 3 pour les défaites... ou plutôt après la 3ème place, la 2ème, ce sera logiquement le titre?