Horseball Santé Accident AmbulanceCette note, j'y pensais depuis un moment... mais j'aurais préféré ne pas la rédiger dans ce contexte... Il y a quelques heures, j'ai appris qu'un cheval de horseball était mort sur le terrain ce week-end... Pour faire écho à l'une de mes dernières notes, j'affirme que ce n'est pas le horseball qui en est responsable. Certains dirigent leur colère et leur peur vers un jeu dangereux, un arbitre laxiste, un organisateur inconscient, un véto incompétent... et pourquoi pas la faute à pas de chance? Et puis qu'est-ce que ça change au fond?

Aillant un peu touché à l'organisation de matchs de horseball, je sais comme il est complexe d'appréhender les aspects santé d'une manifestation. Je crois qu'on peut résumer ça en 3 points :

  • ce qui doit être prévu conformément au règlement (général + horseball) : numéro de téléphone du vétérinaire et du médecin de garde sur le panneau d'affichage, visites vétérinaires quotidiennes et véto disponible au moins une heure avant chaque match pour les pros et amateur élite, Point d'Assistance Cavalier et médecin pour les pros ou secouristes en club... rien de plus.
  • ce que l'on prévoit sur la manifestation : en fonction du contexte et du budget, il est parfois pertinent de faire plus que ce que dicte le règlement. Quand c'est possible, c'est bien, mais ce n'est pas toujours le cas. Par exemple, j'ai toujours trouvé dérisoire de faire appel aux associations de protection civile pour les organisations club. Ils n'ont pas le droit d'intervenir et d'utiliser leur matériel et ne peuvent soigner qu'à l'eau claire. Pour une des journées que j'ai organisée, 2 pompiers s'étaient proposés de les remplacer bénévolement, aillant même négocié l'emprunt du matériel nécessaire à leur caserne... mais c'est légalement interdit d'avoir 2 pompiers aguerris prêt à intervenir plutôt que 4 bénévoles pour 300€ de plus qui pourront tout juste mettre une victime en PLS!
  • ce que l'on fait quand survient un accident : ... on fait au mieux avec les moyens du bord! Un accident est par essence imprévisible, on essaie de limiter les risques, mais c'est rare que tout se passe idéalement. Alors comment peut-on se permettre de critiquer ce qui a été fait? D'ailleurs afin de couper court à la critique exutoire, les instances sportives ont pour devoir de donner rapidement une version officielle des faits, rapportant ce qui a été fait et éventuellement ce qui fera l'objet d'enquête pour savoir si tout avait été prévu comme le stipule le règlement. C'est cette prise de position rapide et objective qui manque aujourd'hui, plus de 24h après l'évènement. Ce mutisme fédéral envenime la situation, et comme d'habitude, ce sont les acteurs qui trinquent... et même pire, les victimes! Alors, messieurs nos dirigeants, plutôt que de préparer le prochain communiqué qui fera mousser les opérateurs de paris sportifs, il est temps de montrer que vous êtes au fait de ce qui s'est passé et que des conclusions en seront tirées si nécessaire, juste histoire de soulager la vive émotion de notre petit monde.
En dehors de toute ces considérations, dans tous les sports, quand un athlète s'éteint, ses coéquipiers et adversaires font front ensemble et se soutiennent pour surpasser cette épreuve : courage à Florent et son équipe, une pensée pour Nicolas...