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11 oct.

Quid de l'ostéopathie équine?

Horseball ostéopathieJ'ai envie de rebondir sur un des derniers articles de www.horse-ball.org qui traite d'ostéopathie. L'article est très clair et bien réalisé, mais je voulais y ajouter mon point de vue sur la question. Propriétaire de cheval depuis 7 ans, qui plus est propriétaire de cheval à dos fragile, j'ai été confronté plusieurs fois aux spécialistes de la santé equine... et les choses ne sont pas aussi simple qu'il n'y parait.

Tout d'abord, ostéopathe/éthiopathe ne sont pas vraiment des appellations contrôlées. Sous ces termes, on retrouve les vétérinaires aillant suivis des formations dans ces disciplines, des personnes n'aillant suivi que les formations spécialisées et des rebouteux n'aillant suivi aucune formation si ce n'est l'héritage d'une tradition familiale dans le meilleur des cas. De manière générale, je fais plus confiance aux premiers, et je me méfie des derniers, même si ils ont des doigts d'or. D'ailleurs, si j'avais écouté les conseils du guérisseur local, la tumeur ovarienne de ma jument non-diagnostiquée aurait probablement pris des proportions difficilement contrôlables... et pourtant, il a remis d'aplomb les 3/4 des chevaux de l'écurie!

Ensuite, il faut bien comprendre que l'ostéopathe va chercher à manipuler le cheval pour débloquer ce qui le gêne là où le vétérinaire classique va plutôt réduire la douleur afin que le cheval retravaille la zone douloureuse afin de retrouver un équilibre de lui-même. Quelle est la meilleure approche? Et bien ça dépend des cas! De ma petite expérience, les deux solutions ont été profitable. Une séance d'ostéopathie a permis de débloquer l'arrière-main de ma jument qui s'était nouée "autour" de la tumeur ovarienne. L'allopathie a permis de remettre ma jument au travail avec une seule séance d'infiltrations quelques années plus tard là où l'ostéopathie entraînaient des réactions en chaînes après chaque séance. Cette fois-là, il fallait muscler le dos pour sortir de la crise, et l'ostéopathie ne soulageait pas assez le mal pour que la jument puisse travailler correctement, donc elle ne cessait de compenser ce qui créait de nouveaux blocages.

Dans tous les cas, je crois qu'il faut bien connaître son cheval pour choisir comment le soigner, faire confiance au professionnel auquel on fait appel, suivre le traitement avec sérieux, et ne pas hésiter à passer à autre chose si on n'arrive pas à l'effet escompté. Comme on me l'a dit un jour, "pas besoin d'appeler l'ostéopathe pour un cheval qui travaille comme d'habitude". En effet, les chevaux comme leurs cavaliers ont tous des blocages plus ou moins gênant et douloureux, ils prennent l'habitude de les compenser, et le fait de les corriger peut entraîner des effets secondaires bien pires que le mal lui-même, surtout chez les chevaux qui ont quelques saisons au compteur. Quelque soit le cheval, il y aura toujours quelque chose à manipuler... et l'ostéopathe aura toujours envie de vous le remettre en place histoire de ne pas avoir fait le déplacement pour rien, surtout si ce n'est pas dans le cadre d'un suivi sur le long terme. Donc si votre cheval se porte bien, d'après moi, pas besoin d'aller chercher la petite bête ;o)

14 fév.

Tirer sur l'ambulance?

Horseball Santé Accident AmbulanceCette note, j'y pensais depuis un moment... mais j'aurais préféré ne pas la rédiger dans ce contexte... Il y a quelques heures, j'ai appris qu'un cheval de horseball était mort sur le terrain ce week-end... Pour faire écho à l'une de mes dernières notes, j'affirme que ce n'est pas le horseball qui en est responsable. Certains dirigent leur colère et leur peur vers un jeu dangereux, un arbitre laxiste, un organisateur inconscient, un véto incompétent... et pourquoi pas la faute à pas de chance? Et puis qu'est-ce que ça change au fond?

Aillant un peu touché à l'organisation de matchs de horseball, je sais comme il est complexe d'appréhender les aspects santé d'une manifestation. Je crois qu'on peut résumer ça en 3 points :

  • ce qui doit être prévu conformément au règlement (général + horseball) : numéro de téléphone du vétérinaire et du médecin de garde sur le panneau d'affichage, visites vétérinaires quotidiennes et véto disponible au moins une heure avant chaque match pour les pros et amateur élite, Point d'Assistance Cavalier et médecin pour les pros ou secouristes en club... rien de plus.
  • ce que l'on prévoit sur la manifestation : en fonction du contexte et du budget, il est parfois pertinent de faire plus que ce que dicte le règlement. Quand c'est possible, c'est bien, mais ce n'est pas toujours le cas. Par exemple, j'ai toujours trouvé dérisoire de faire appel aux associations de protection civile pour les organisations club. Ils n'ont pas le droit d'intervenir et d'utiliser leur matériel et ne peuvent soigner qu'à l'eau claire. Pour une des journées que j'ai organisée, 2 pompiers s'étaient proposés de les remplacer bénévolement, aillant même négocié l'emprunt du matériel nécessaire à leur caserne... mais c'est légalement interdit d'avoir 2 pompiers aguerris prêt à intervenir plutôt que 4 bénévoles pour 300€ de plus qui pourront tout juste mettre une victime en PLS!
  • ce que l'on fait quand survient un accident : ... on fait au mieux avec les moyens du bord! Un accident est par essence imprévisible, on essaie de limiter les risques, mais c'est rare que tout se passe idéalement. Alors comment peut-on se permettre de critiquer ce qui a été fait? D'ailleurs afin de couper court à la critique exutoire, les instances sportives ont pour devoir de donner rapidement une version officielle des faits, rapportant ce qui a été fait et éventuellement ce qui fera l'objet d'enquête pour savoir si tout avait été prévu comme le stipule le règlement. C'est cette prise de position rapide et objective qui manque aujourd'hui, plus de 24h après l'évènement. Ce mutisme fédéral envenime la situation, et comme d'habitude, ce sont les acteurs qui trinquent... et même pire, les victimes! Alors, messieurs nos dirigeants, plutôt que de préparer le prochain communiqué qui fera mousser les opérateurs de paris sportifs, il est temps de montrer que vous êtes au fait de ce qui s'est passé et que des conclusions en seront tirées si nécessaire, juste histoire de soulager la vive émotion de notre petit monde.
En dehors de toute ces considérations, dans tous les sports, quand un athlète s'éteint, ses coéquipiers et adversaires font front ensemble et se soutiennent pour surpasser cette épreuve : courage à Florent et son équipe, une pensée pour Nicolas...
09 fév.

Casseurs de chevaux?

Ma jument va assez mal en ce moment : quelque chose a lâché ces dernières semaines, et depuis, elle souffre du dos. Avec l'aide de l'ostéo et du véto, j'essaie de trouver de quoi il retourne, mais pour le moment, c'est le flou artistique. Je commence logiquement à me demander si l'heure de la retraite n'est pas venue, d'autant plus qu'aucune échéance sportive ne l'attend à court ou moyen terme.

En partageant mes réflexions avec d'autres cavaliers, horseballers ou non, une question revient systématiquement sur le tapis : "Tu crois que c'est le horseball qui l'a abîmé?". Vu comment on fait les singes au-dessus de nos bourriques, la question est légitime. Ma réponse l'est tout autant : "Pas plus que si elle avait pratiqué une autre discipline!".

Tous les chevaux de sports sont marqués par la discipline qu'ils pratiquent, d'autant plus si c'est à haut niveau. Le type d'usure dépendra bien évidemment du sport équestre, et en fonction de son histoire et de sa constitution, un cheval sera plus ou moins touché par cette usure. Mais à mon avis, le horseball n'use pas plus les chevaux que le CSO ou le dressage... Si la carrière moyenne des chevaux de horseball était plus courte que les autres, ce qui reste à prouver, je mettrai plutôt ça sur le compte de la mauvaise qualité de nos montures, souvent réformées des courses et déjà esquintées malgré leur jeune âge.

Je crois plutôt que c'est l'encadrement et l'environnement du cheval qui permet de gérer cette usure inévitable. Au horseball comme ailleurs, il y a du mauvais... mais aussi du bon! Pour mémoire, rappelons que le meilleur cheval de la saison 2010-2011 est un pur-sang de 14 ans avec un léger pied bot, pas vraiment indestructible et acheté squelettique il y a plus de 10 ans pour quelques centaines de francs. Il aurait probablement cassé il y a des années sans un travail et un entretien adapté.

Bref, ma jument a mal quand je lui grimpe sur le dos, et c'est peut-être le signe que nous allons devoir mettre fin à notre collaboration... mais en aucun cas ce n'est imputable au horseball, c'est plutôt la faute à cette idée saugrenue que j'ai eu de profiter de ses capacités pour faire du sport... mais on en est tous là, non? ;o)

27 oct.

Les éperons, ça gonfle énormément!

Il est une maladie commune du cheval de horseball que j'avais évité jusqu'à maintenant : la gonfle sur les flancs. Mais depuis Jardy, à cause d'un éperon ou d'un mauvais contact, voilà ma jument affublée d'une nouvelle cavité sous cutanée d'environ 5cm de diamètre. Côté droit, elle se trouve un peu en arrière de la sangle, quelques centimètres en arrière de la position de mon talon au repos quand je suis à cheval.

Naïf, j'avais pensé qu'un mois de repos au pré sans être montée viendrait à bout de cette sorte d'ampoule... Mais malheureusement, j'ai appris depuis que cette poche sous la peau ne se résorberait pas et resterait sensible au frottement à vie. J'ai donc quasiment abandonné les éperons, et j'évite maintenant de trop reculer ma jambe droite quand j'en ai besoin. A défaut de guérir, ces précautions semblent suffire à ce que ça ne s'aggrave pas.

Tout allait tant bien que mal jusqu'au week-end dernier où j'ai prêté ma jument à un de mes joueurs. Conscient du problème, il a fait au mieux avec cette contrainte, mais ça n'a pas suffit, la cavité s'est remplie de liquide par irritation, rendant la jument immontable et sensible. On a ponctionné et comprimé avec un strap, et tout est revenu à la normale.

Je suis certain de ne pas être le seul à avoir ce soucis avec sa monture, alors je me disais que certains ont peut-être de bons conseils à dispenser pour minimiser la gêne qu'occasionne une gonfle mal placée. Et ne me dites pas de mettre ma jument à la retraite juste à cause de cette tare molle alors qu'elle pète la forme, hein? ;o)

06 avr.

[Santé] les doigts des horseballers

[Santé] Me suis encore ruiné un doigt à l'entraînement hier. Quand je pense aux mains des horseballers de 1ère génération, je commence à m'inquiéter pour les miennes... Pas vous?